La ministre de l’Agriculture en mission de supervision de la campagne agricole...

La ministre de l’Agriculture en mission de supervision de la campagne agricole dans la région de Labé

0
PARTAGER

Labé; Guinée – Ce sont en premier les producteurs de la préfecture de Lélouma, dans la région de Labé, qui ont bénéficié de la visite de terrain d’une forte délégation du ministère de l’Agriculture, conduite par  la ministre Mme Jacqueline Marthe Sultan. Le Gouverneur de la région, Sadou Keita et le préfet de Lélouma, Mohamed Deen Camara, ont rehaussé de leur présence la cérémonie d’accueil au siège de la préfecture.

Lélouma, à 65 kilomètres de Labé, n’est pas oubliée des autorités du ministère de l’Agriculture. Elle compte une direction nationale de l’Agriculture, avec 12 cadres, et a largement bénéficié des intrants agricoles mis à la disposition des paysans par l’Etat guinéen.

Souleymane Bah, le directeur préfectoral de l’Agriculture de Lélouma, a fait la situation des intrants agricoles mis à la disposition de ses services. Mais à Lelouma, regrette-t-il, des « difficultés institutionnelles et locales » existent dont l’insuffisance de cadres techniques de l’Agriculture, leur formation et les problèmes de mobilité. Localement, la divagation des animaux et l’enclavement de zones de production sont des soucis à la DPA de Lélouma.

Le désenclavement des zones de production dont le tronçon Wességuélé-Gaoual, pour l’acheminement des produits vers d’autres marchés, est une piste de solution que propose Koulibaly Alpha Oumar,  le porte-parole de la Chambre d’Agriculture de Lélouma.

Cette année, comme plusieurs localités du pays, Lélouma a été attaquée par  les nuisibles. Les producteurs de pomme de terre ont connu des pertes estimées à plusieurs centaines de kilogrammes. Ce, en dépit des efforts déployés par les services de la Protection des végétaux et denrées stockées du ministère de l’Agriculture.

Mme Kadiatou Djalakadji, porte-parole des groupements féminins agricoles de la zone, avec un panier de pommes de terre victimes de nuisibles, a su présenté dans la langue du terroir, le niveau de la perte à la délégation de Mme Jacqueline Marthe Sultan.

« J’ai bien entendu vos problèmes»

Ces problèmes soulevés par les producteurs de Lélouma ne sont pas étrangers à la ministre de l’Agriculture qui, journellement, avec ses services compétents, réfléchit et agit en faveur des paysans.

« Je suis en mission du Président de la République, Pr Alpha Condé, du Premier ministre Mamady Youla et de toute la Nation guinéenne. Nous sommes venus vous rencontrer, vous écouter et retourner avec ce que vous avez donné comme message à traduire. J’ai bien entendu les problèmes posés » répond Mme Jacqueline Marthe Sultan.

En dépit des préoccupations mises sur la table, Lélouma a largement bénéficié des intrants agricoles en marge de la campagne agricole en cours dont certaines quantités dépassant la barre de 400 pour cent.

« Cela est la préoccupation du Président Alpha Condé à résoudre la problématique des intrants » au niveau des producteurs, fait-elle remarquer.

A  la kyrielle de producteurs présents dans l’enceinte de la préfecture, Mme Jacqueline Sultan a rassuré que le problème survenu au niveau de la culture de la pomme de terre a été identifié.

La ministre de l’Agriculture, entourée des services de la Protection des Végétaux, a appelé les producteurs de pommes de terre à plus de vigilance. L’approvisionnement de certains producteurs en semences contaminées et les pratiques culturales etc…peuvent bien expliquer la survenue de nuisibles.

« Nous avons noté, nous réagirons » répond Mme Sultan à  propos de l’enclavement des zones de production de Lélouma.

Avant de finir son discours, la ministre de l’Agriculture a partagé avec les producteurs de Lélouma, le message du Président de la République, Pr Alpha Condé, qui veut que la Guinée consomme ce qu’elle produit, et produit ce qu’elle consomme.

Dans la bourgade de Tata Parawol, la forte délégation a visité des champs de petits piments qui prennent actuellement plus d’espace que les champs de maîs, à cause de leur rentabilité. Les femmes qui produisent ces petits piments, souligne le Président de la Chambre d’Agriculture  de Lélouma, Mamadou Lamarana Diallo, ont besoin d’appui en termes de conseils, d’intrants et de structuration. FIN

Cellule de Communication de l’Agriculture

 

Facebook Comments

AUCUN COMMENTAIRE

Laisser un commentaire