Élections locales en Guinée : Les actions de sensibilisation doivent se poursuivre

Élections locales en Guinée : Les actions de sensibilisation doivent se poursuivre

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Conakry, Guinée : Les activités tous azimuts de sensibilisation en vue des élections locales apaisées, au regard de leur intérêt pour la stabilité politique de la Guinée, doivent se poursuivre jusqu’à la date des futures échéances électorales. C’est en tout cas une des principales recommandations des acteurs impliqués.

« Il faut démultiplier ces séances de causerie avec les jeunes. L’ong Search for common ground (SFCG) doit continuer l’organisation de telles activités car les premières n’ont touchées qu’une partie de la jeunesse de Kankan » affirme à Guinéetime Amadou Bocoum, le chef CECOJE de Kankan.

Selon le Rapport du Projet : «Choisissons nos élus locaux dans la paix», SFCG a donc entamé la réalisation des sessions d’échange avec l’appui du CECOJE et du RENACOT; l’AJEV et le parlement des jeunes n’étant pas présents dans les localités de mise en œuvre du projet.

Du 26 au 30 Avril 2017, une mission a été effectuée par la Chargée de projet pour la réalisation de deux sessions d’échanges à Labé. Ces séances d’échange ont eu lieu dans la salle du CECOJE et ont rassemblé au total 77 personnes, dont 26 filles.

« Ça ne suffit pas ! »

Du 22 Mai au 02 Juin 2017, une mission conjointe s’est tenue à Kankan et Siguiri pour la réalisation de 8 sessions d’échange. En collaboration avec le CECOJE, quatre sessions d’échanges ont eu lieu à Kankan et ont regroupé au total 143 personnes, dont 15 filles.

A Siguiri également, SFCG avec le CECOJE de cette localité a réalisé aussi quatre sessions d’échanges. Les personnes touchées sont au nombre de 144 dont 40 filles. Ces missions effectuées par la Chargée de projet avaient pour objectif d’améliorer l’éducation civique des électeurs sur le processus électoral au niveau communal et l’importance des élections pacifiques.

« A Kankan, ça ne suffit pas. Il  faut aller d’autres jeunes jusqu’aux élections locales prochaines » s’insurge M. Bocoum.

«Il y a des mentalités qui persistent au sein de la jeunesse à Kankan. Il y a la violence qui survient entre jeunes quand il y a la contradiction dans les débats» poursuit le chef CECOJE Kankan.

Ces recommandations sont à prendre au sérieux car les messages véhiculés dans les sessions d’échanges ont eu des effets positifs sur les participants issus de plusieurs couches.

Un participant au focus groupe homme dans la préfecture de Siguiri, cité dans le Rapport de a Mission de suivi de ce projet ne manque de noter les bénéfices.

 «Cela m’a fait du bien de participer aux activités de Search for Common Ground. J’y ai appris beaucoup de choses, notamment la différence entre élections transparentes et élections paisibles. Je sais aussi comment choisir mon leader. J’ai initié et participé à plusieurs manifestations communautaires il y a quelques années. Le fait d’avoir participé aux sessions d’échange me permet désormais de mieux réfléchir et de prendre de bonnes décisions quant à la préservation de la paix dans ma localité. J’ai de l’influence sur les jeunes de mon quartier donc quand moi-même je suis quelqu’un qui prône la paix, je pense qu’il n’y aura aucun problème ici ».

Une fille au focus groupe jeune dans la préfecture de Kankan témoigne.

 «Je suis intervenue très rapidement dans une séance de théâtre participatif organisée par votre ONG. C’était intéressant de vivre un exemple de processus électoral en direct. Après, j’ai même fait une petite simulation avec mes sœurs à la maison et mes copines dans le quartier. Je suis engagée à participer à la tenue d’élections transparentes et pacifiques. Je le fais pour ma famille et pour le développement de ma ville ».

La synergie dans la langue du terroir

Alaidhy Sow est journaliste pour la radio Espace FM à Labé. Il a activement participé à la synergie des radios dans le cadre de ce projet.

«Je propose que les émissions se réalisent dans les langues locales. A Labé, à 70 pour cent, disons-le ainsi, les populations sont analphabètes. La synergie des radios en Français, il ne faut pas penser que la cible est atteinte. Il faut que la synergie se fasse dans les langues du terroir par exemple le pular à Labé et le maninka à Kankan » propose-t-il.

«Je formule comme recommandation que des moyens financiers suffisants soient mobilisés et mis à la disposition des partenaires comme l’Urtelgui pour réussir souvent le coup » de la synergie des radios, souligne Cheick Sadibou N’Doye, commissaire à la formation pour la synergie de Labé.

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