CENI -présidence : Ces petites piques d’Amadou Kebé à Bakary Fofana…

CENI -présidence : Ces petites piques d’Amadou Kebé à Bakary Fofana…

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Après moult quiproquos entre les deux hommes autour du fauteuil présidentiel de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Bakary Fofana a finalement passé le témoin ce jeudi 17 août à Me Salifou Kébé, nouveau ‘’maitre’’ des lieux.

C’est le ministre de l’Administartion du territoire et de la Décentralisation le GL Bouréma Condé qui a présidé la cérémonie solennelle installant Me Salifou Kébé dans ses nouvelles fonctions de président de l’institution électorale au siège de celle-ci. De nombreuses autres personnalités politiques et autres de la société civile auront été des témoins oculaires de ce changement de dirigeant à la tête de la commission électorale. Face à qui Me Amadou Salif Kébé a pris la parole pour tout d’abord rappeler  qu’il y a encore quelques jours, lui et ses collaborateurs auront   osé ensemble poser le 4 juillet 2017 un acte souverain qui est celui d’organiser une assemblée plénière élective en utilisant les dispositions légales. Cette élection  a été interprétée de mille manière selon lui. « Ce jeudi est une journée exceptionnelle, car elle marque la consécration d’une lutte decoulant d’un sursaut de prise de conscience de tous les membres de la grande famille CENI. » Et Me Kébé de citer  l’article 17 de la loi portant création et fonctionnement de la CENI qui a porté sa ‘’modeste personne’’ à la tête de l’institution électorale. ‘’Ceci n’est nullement un mérite personnel mais plutôt, l’effort de l’ensemble des commissaires», a-t-il ainsi fait dans la modestie.

De son point de vue,  relever des défis et combler des attentes requièrent de leur  part, l’exercice effectif des attributs et principes qui guident notre Organe de Gestion des Elections (OGE). ‘’A  savoir son indépendance, son professionnalisme, son impartialité, sa responsabilité ainsi que le souci de servir notre pays».

Et de faire par la suite la promesse   de s’employer sans relâche au travail. ‘’Car,   les dignités individuelles et collectives tant souhaitées  en dépendent. Pour rester fidèles à cette vision, nos actes de tous les jours doivent rimer avec les vertus de transparence, d’indépendance, d’impartialité, de professionnalisme et de rigueur», prêche-t-il la bonne parole devant Dieu et la foultitude d’assistance.

Et de jurer qu’au terme de près de cinq (5) bonnes  années de parcours ensemble,  l’équipe qu’il a désormais la charge de mener  ne manquera pas de volonté ni de savoir-faire pour en tirer toutes les leçons afin de consolider et de préserver les acquis. Mais aussi et surtout, corriger les  insuffisances et explorer de nouveaux chantiers (…).

 Plus loin, le nouveau président de la CENI a rassuré le chef de l’Etat Alpha Condé de l’engagement de son institution à être aussi à l’avant-garde de la bonne  promotion avec les acteurs de toutes les autres institutions de la République sans en freindre au principe de la séparation et à l’équilibre des pouvoirs.

Me Salif Kébé a in fine rappelé si besoin en était   que les parties prenantes au processus électoral ont besoin d’être remises en confiance : «Les partenaires techniques de notre institution méritent d’être rassurés ainsi que le peuple de Guinée.»

De son côté,  le président sortant Bakary Fofana s’est surtout attardé sur les acquis que la CENI aura  enregistré dont la relance du dialogue politique et la redynamisation du processus électoral, la révision du fichier électoral malgré son évolution en dents de scie politique. Le sortant de citer par ailleurs  la création d’un call-center pour faciliter l’identification des bureaux de vote par un simple appel, la tenue des élections législatives en septembre 2013, la production des statistiques électorales par le cabinet ICD et l’organisation de la présidentielle en 2015.

‘’Au titre des défis,  le paiement des arriérés de salaires des démembrements, la poursuite de la politique de renforcement des capacités des membres de la Céni, la réalisation du musée électoral, la préservation et le développement des acquis internes notamment la mutuelle de solidarité de la Céni. Sur les trois prochaines années,  la Céni doit pouvoir organiser trois consultations majeures (locales, législatives de 2018 et la présidentielle de 2020) qui seront un test de maturité démocratique’, a –t-il souligné.

 Naby Laye Diallo

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