Dossier du 28 septembre : les avocats de Toumba suspendent leur participation...

Dossier du 28 septembre : les avocats de Toumba suspendent leur participation à la procédure …

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Aboubacr Sidiki Diakité « Toumba »

Du moins, selon le procureur près le tribunal de première instance de Dixinn Siddy Souleymane N’Diaye.

Il s’exprimait le vendredi lors d’une conférence de presse donnée par le ministre de la Justice, garde des sceaux guinéens, Me Cheick Sacko qui avait à ses côtés, plusieurs responsables des grandes juridictions du pays.

« Le procureur de la République de Dixinn a adressé des réquisitions supplétives au pool des juges pour demander des confrontations. Le pool des juges a accepté et a adressé en direction des avocats de certains inculpés, des correspondances pour informer de la date des confrontations. Le collège d’avocats constitué a répondu au pool de juges que pour le moment, il suspendait sa participation à la procédure pour des raisons qui lui sont propres. Il ne me revient pas étant partie au procès d’apprécier la démarche de ces avocats. Il appartient plutôt au pool de juges d’instruction de décider de la suite de la procédure’’ selon Maitre N’Diaye, ajoutant qu’il s’est passé également que des parties civiles aient de nouveau été entendues dans cette procédure. « Nous avons recueilli leurs auditions. Ce que je vous dis est un constant parce que les actes sont dans la procédure. C’est comme pour vous dire que cette procédure suit son cours normal. Il a été également envoyé à destination des autorités judiciaires françaises une commission rogatoire. Nous attendons toujours le retour de la commission rogatoire. Une mission a été déterminée dans la commission rogatoire, ça veut dire ce que le pool de juges voudrait que les autorités judiciaires françaises accomplissent dans le cadre de la coopération judiciaire qui est tout à fait normal entre Etat’, a-ti-l tenté de rassure.

Dans la même veine, le ministre de la Justice Me Cheick Sacko de réassurer : « Ce dossier est en train d’être traité et ira jusqu’au bout. Si certains dans notre pays ont encore des doutes sur la capacité de la justice guinéenne de traiter ce dossier, nous allons le traiter jusqu’au bout. Après l’instruction, on entamera la préparation du procès.’’

Comme pour éteindre de nombreuses voix qui s’élèvent déjà pour pointer l’incapacité de la justice nationale de traiter cet épineux dossier de massacre du 28 septembre dans le stade éponyme de Conakry où plusieurs manifestants aux mains nues sont tombés sous les balles des forces de l’ordre en 2009.

Au vu de la lenteur de la justice guinéenne, beaucoup planchent d’ailleurs sur le transfert du jugement à la cour pénale internationale de la Haye (Pays-Bas).

Nabilaye

 

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