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Evoquer le « 30 Juillet, Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains

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Des immigrées au service de police à Koweit city
lemonde.fr

Conakry, Guinée : L’humanité se rappelle des personnes victimes de la traite d’êtres humains ce dimanche 30 juillet. Une date qui ne peut passer sous silence au regard des dernières actualités sur  le sujet en Guinée.

Selon le bureau de l’ONU en charge de la lutte contre le trafic d’êtres humains, « La traite d’êtres humains est l’exploitation criminelle de femmes, d’hommes et d’enfants à des fins diverses, dont le travail forcé et l’exploitation sexuelle. »

A l’en croire « L’Organisation internationale du travail (OIT) estime qu’environ 21 millions d’individus sont victimes de travail forcé à travers le monde. Cela inclut également les personnes exploitées au travail ou sexuellement. Même si le nombre exact de victimes de la traite n’est pas connu, on estime actuellement à plusieurs millions le nombre d’individus vendus à des fins lucratives dans le monde. Tous les États sont affectés par la traite des êtres humains, que ce soit un pays d’origine, de transit ou de destination des victimes. »

Le dernier   rapport de  l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), montre que les enfants représentent un tiers des victimes du trafic d’êtres humains dans le monde.

La Guinée ne fait pas exception, même si les statistiques relatives à ce fléau  sur le  pays d’Alpha Condé ne sont pas disponibles.

Elle figure sur la liste noire du département américain qui l’épingle dans son rapport annuel sur les trafics des êtres humains.

La conseillère spéciale et fille du président américain, Ivanka Trump, n’a d’ailleurs pas manqué de souligner lors de la présentation du rapport que «mettre fin au trafic d’êtres humains est une priorité majeure de politique étrangère pour l’administration Trump »

De son coté, le secrétaire d’Etat a laissé planer le spectre de sanctions plutôt commerciales estimant que «les consommateurs américains doivent reconnaître qu’ils peuvent avoir à leur insu un lien avec le trafic d’êtres humains à travers des produits qu’ils achètent ».

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Depuis cette nouvelle, le pays, à travers la Justice,  a commencé des contacts avec l’ambassade des Etats-Unis à Conakry. Des spécialistes se sont également mis à la danse afin de rassurer.

« Pour faire ce rapport, le département d’Etat Américain utilise des indicateurs ; c’est d’abord les efforts des Etats par rapport à la prévention des actes de traite, par rapport à la promotion des actes de bonne pratique, par rapport à la répression et dans  la répression, il faut voir l’aspect des enquêtes, l’aspect jugement des présumés auteurs, l’aspect  coopération et l’aspect prise en charge des victimes »explique Aboubacar Sidiki Camara, Président du Comité National de lutte contre la traite des personnes, et pratiques assimilées en Guinée.

« Ce sont donc ces indicateurs  qu’utilisent  le département d’Etat, et qui servent de base pour la publication de ce rapport et nous,  en tant que structure de coordination,  nous fournissons des informations pour éclairer les opinions. Cela se passe identiquement dans tous les pays. Personne n’a intérêt à cacher les réalités. La traite des êtres humains est une réalité dans notre pays ; les gens se livrent à la pratique sans peut être s’en rendre compte » note Camara.

Les services spéciaux en Guinée contre les crimes organisés ont, ces derniers mois, démantelés des complices de trafic d’êtres humains à Conakry.

 

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