Guinée : « Nos hôpitaux sont devenus des mouroirs » (Ministre Yéro Baldé)

Guinée : « Nos hôpitaux sont devenus des mouroirs » (Ministre Yéro Baldé)

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Vue hôpital Kindia

Conakry, Guinée :  Cette citation n’est pas d’un opposant au régime de Conakry. Mais bien du ministre de l’Enseignement supérieur, Abdoulaye Yéro Baldé, qui déclenche une phase de diagnostic sans complaisance du secteur médical guinéen.

« (…) nos hôpitaux sont devenus des mouroirs et les guinéens ne font plus confiance en leurs structures sanitaires » affirme le ministre de l’Enseignement supérieur ce lundi, lors d’un atelier de validation du schémas de reforme de l’Enseignement et de la recherche en Santé.

Cette cérémonie a connu la présence de responsables politiques et des professionnels du domaine de la Santé en Guinée.

Ce que dénonce le ministre Baldé,est à ses yeux une contrainte. Celle-ci se traduit par une incapacité du système de se doter de personnel de santé bien formé.

Selon la cellule de communication du  gouvernement guinéen, « l’objectif général de cet atelier est non seulement de concourir au renforcement des capacités du système éducatif en santé par l’amélioration des compétences structurelles, programmatiques et organisationnelles des établissements d’enseignements en santé, mais aussi contribuer à une meilleure appropriation des orientations de la réforme par les différentes parties prenantes.« 

Le groupe d’experts recrutés dans le cadre de ce projet novateur et réaliste entrevoit la nécessité de « sortir de la massification des effectifs » dans l’enseignement de la médecine. Depuis plusieurs décennies, à l’université publique Gamal Abdel Nasser de Conakry, les étudiants guinéens et africains se bousculent devant les amphithéâtres et autres laboratoires qui manquent de tout.

« Créer un pôle ou école de référence de l’enseignement et de la recherche en santé » est également une proposition de ces experts.

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