« Pour la relève, notre parti a ouvert une école pour former les...

« Pour la relève, notre parti a ouvert une école pour former les jeunes cadres », a dit Mohamed Lamine Traoré du Rpg-arc-en-ciel

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Mohamed Lamine Traoré coordinateur jeunesse scolaire et universitaire

Mohamed Lamine Traoré, le secrétaire général de la jeunesse du RPG-arc-en-ciel, section Taouyah, est par ailleurs attaché de cabinet au ministère du Budget. Mohamed Lamine Traoré est également coordinateur de la jeunesse scolaire et universitaire du parti au pouvoir, joue le rôle de rapporteur de la cellule contrôle interne du parti présidentiel. Dans cet entretien qu’il nous accordé le dimanche 21 mai dans nos locaux sis à Kipé, M. Traoré évoque l’organisation politique du Rpg-arc-en-ciel, les projets du président Alpha Condé pour l’emploi des jeunes… Lisez plutôt l’intégralité de cet entretien !

Guineetime.com : Parlez nous de l’organisation politique actuelle du RPG-arc-en-ciel ?
Mohamed Lamine Traoré : en matière d’organisation politique du RPG-arc-en-ciel, le parti a fait son congrès depuis 2004. A ce jour, il y a beaucoup de frustrations. Les différents responsables sont vieillissants, nous avons besoin du sang neuf. Donc des jeunes. La cellule de contrôle interne dont je suis le rapporteur est chargée de réinstaller les structures du parti redynamisé.

Vous voulez parler de la restructuration du parti présidentiel?
Il s’agit bien de la restructuration du parti. Et cette restructuration va de la base au sommet. A ce jour, nous avons fini avec toutes les sections de Conakry. Sachant que dans une section, il y a des comités de base. Nous commençons par les comités de base. Dans la ville de Conakry, il y a 49 sections. Chaque section a au moins six comités de base.

Comment vous faites pour examiner les problèmes qui se situent à ce niveau et les remonter au niveau du bureau politique du RPG-arc-en-ciel ?
Quand, nous venons pour installer d’abord une section, nous commençons par les comités de base. Puisque dans chaque section de Conakry, il y a six comités de base. Et chaque comité de base est composé d’au moins de trois bureaux à savoir : le bureau des jeunes dirigé par un président. Le bureau des femmes par une présidente. Et le bureau du comité directeur qui a un haut responsable qui dirige les différents bureaux des comités de base. Au niveau de chaque section, il y a deux sous-sections ou trois c’est selon l’étendue de la section. Et chaque sous-section est composée de trois bureaux que sont : le bureau des jeunes, qui est dirigé par un secrétaire général; le bureau des femmes, qui est dirigée par une présidente; et le bureau du comité des sous-sections qui est dirigé par un secrétaire général.

Après les sous-sections, viennent les sections. A ce niveau aussi, il y a trois bureaux: le bureau du comité directeur qu’on appelle grand bureau; le bureau des femmes; et celui des jeunes. Au niveau des sections, il y a des structures parallèles comme le bureau des sages, celui de la corporation et des hommes de métier. Il y a également le bureau des anciens combattants en fonction des différents endroits de l’ensemble des sections. Dans la ville de Conakry, il y a 49 sections élargies à l’Ile de Kassa, cela fait 50 sections. Dans chaque ville, quand vous prenez par exemple la ville de Kindia, il y a trois sections. C’est le lieu de préciser que dans chaque ville de la Guinée, le parti est très bien restructuré et organisé.

Il semble que vous avez rencontré des problèmes lors de l’installation des sections?
Oui, effectivement ! Quand nous venons, nous trouvons qu’il y a des frustrations parce que les responsables qui sont là ne sont pas tous aimés des autres à cause de leur passé quelque fois pas reluisant. Quand c’est le cas, ce sont les élections qui départagent. Et il se trouve que le premier a été battu, et donc enlevé. C’est dire que les frustrations vont toujours exister. C’est alors que le bureau politique national les convoquera. Ça a été le cas à Simbaya. L’ancien responsable qui était là-bas, avait été battu par élection, et on l’avait enlevé. Il y a eu assez de remous. Le bureau politique national les a convoqués au siège. Et le problème a été résolu. ça a été également le cas à Tombolia. Là, après les élections, l’ancien secrétaire général du grand bureau a été reconduit. Mais vu son âge, il a été demandé à ce qu’il vienne au niveau du bureau politique national. Et celui qui devait venir le remplacer, c’était son secrétaire politique. Puisque les gens ne voulaient pas de lui, ça créé assez de problèmes. Il a fallu que le bureau politique national les appelle au siège pour arranger les choses et réinstaller le bureau. ça été aussi le cas à Dixinn-Port. Donc, il y a ces petits problèmes. Mais le bureau politique national est en train de trouver des solutions à toute cette situation.

Donc, les problèmes persistent?
Non! Le calme est revenu. Il y avait des remous qui n’étaient même pas liés à la restructuration. C’étaient des querelles de leadership, du clanisme. C’est la raison pour laquelle, si vous avez remarqué, sur les medias on parlait par ici et par là. Les gens racontaient des choses qui n’étaient pas exactes. On racontait par exemple que le ministre Sow Bantama n’est pas d’accord avec telle personne; que Malick Sankon n’est pas d’accord avec une telle autre personne; que Bany Sangaré n’est pas d’accord avec une telle autre personne etc… Ça c’étaient des querelles de leadership. Mais le président [ndlr: Alpha Condé] a pris l’initiative de planifier les journées de concertations qui se sont tenues au siège du parti il y a peu. Les différentes structures des différentes instances se sont retrouvées pour faire les rapports liés à la vie du parti qui ont été remis au président Alpha Condé. Aujourd’hui, il n’y a aucun problème au sein du parti. Nous marchons la main dans la main, nous sortons ensemble et rentrons ensemble.

L’un des problèmes au niveau des jeunes aujourd’hui, est la formation. Que fait le parti présidentiel dans ce sens?
Voilà une des choses que la jeunesse a toujours demandée. C’est ça qui permettra de former les jeunes pouvant assurer la relève du parti. Parce qu’avec une jeunesse très bien formée, la relève est assurée. Puisque les hommes passent, mais le parti reste. Pour ce faire, il faut former la relève. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, le président a pris l’initiative de transformer l’ancien siège du Rpg-arc-en-ciel à Hamdallaye en école des cadres du parti. Pour la relève, cette école va former les jeunes cadres du parti. Au-delà, il y a d’autres initiatives. A l’arrivée du ministre directeur de cabinet à la présidence de la République Dr Ibrahima Kalil Kaba, beaucoup de jeunes guinéens y compris certains du parti ont bénéficié des stages de formation. Certains d’entre eux rentrent de la Chine il y a juste quelques jours. Dans ce cadre la plupart des secrétaires généraux sont passés par la Chine et d’autres pays pour la formation. ca c’est l’initiative de la présidence de la République à travers Dr Ibrahima Kalil Kaba. Mais l’école des jeunes cadres est spécifiquement ouverte pour la formation des jeunes cadres du RPG-arc-en-ciel.

Ce qui nous amène à parler de l’emploi. Lors des remous qui avaient secoué le parti présidentiel, des jeunes estimaient qu’ils étaient marginalisés et que par conséquent les nouveaux venus accédaient mieux aux emplois que ceux qui ont mené la lutte il y a une vingtaine d’années dans l’opposition pour l’accession du RPG au pouvoir. Est-ce qu’aujourd’hui, il y a des opportunités d’emplois pour les jeunes d’une manière globale?

Oui, effectivement ! Vous savez, mon frère ce n’est pas du tout facile. C’est une réalité qui nous interpelle mais qui n’est pas spécifique à notre parti. C’est vrai il y a des nouveaux venus au sein du parti. Vous savez, au RPG-arc-en-ciel, nous avons eu des petits problèmes au début de notre premier mandat en 2010. Vous n’êtes pas sans savoir que lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2010, le RPG a eu 18%. Il a fallu combiner avec d’autres partis pour pouvoir remporter la victoire. Aujourd’hui, nous sommes un parti encore plus grand qui rassemble tous les fils et toutes les filles de la Guinée. C’est dans ce cadre que nous avons fait des alliances dans les conditions que vous connaissez. Donc, la composition du gouvernement ne pouvait être centrée sur le parti, il fallait s’ouvrir davantage et tenir compte des alliés et d’autres compétences. Voilà ce qui a posé d’énormes problèmes. Mais en ce qui concerne les questions d’employabilité, nous savons tous comment le président Alpha Condé a trouvé la Guinée. Il aime souvent dire, qu’il a hérité d’un pays pas un Etat. A son arrivée, il a commencé par le recrutement des jeunes. Dont les 518 dont moi-même je fais partie. C’était dans le but de faire la promotion des jeunes et des femmes. Et cela a bien réussi. Après le recrutement, il a mis en place un projet intitulé rajeunir et féminiser l’administration. Ce qui a permis de former 12 mille jeunes avec l’agence française de développement (AFD) et l’école de Bordeaux. Ces jeunes-là ont été formés et certains parmi eux, sont en train d’évoluer dans les différents postes de l’administration. ça c’est dans le cadre de ‘’rajeunir et féminiser l’Administration’’. Mais l’état ne peut pas tout faire. Surtout la fonction publique. Au niveau des femmes, il y a ce projet de coopératives à travers la MUFA [ndlr Mutuelle des femmes], qui fonctionne d’ailleurs plutôt bien à la satisfaction des bénéficiaires à travers le pays. Des groupements agricoles ont été aussi créés. Mais au-delà de tous ces aspects, le programme du RPG est fait de telle sorte que ça ne pouvait pas aller sans électricité. L’un des projets importants du parti est basé sur l’Agriculture. Mais pour l’implantation des usines de transformations des productions agricoles sur place, il faut de l’électricité. C’est pourquoi après la réalisation du projet hydroélectrique de Kaléta en 2015, le président de la République a fait face à celui de Souapiti. Tout ça mis ensemble va résoudre l’épineuse question d’emplois pour tous.

Il faut également développer les initiatives privées, les projets agricoles et l’entreprenariat.  L’Agence pour la promotion des investissements privés (APIP) est créée dans cette perspective. Le projet du président de la République c’est l’Agriculture. Et qui parle de l’Agriculture parle de l’emploi. Donc, soutenons le projet du président de la République Pr Alpha Condé qui est d’ailleurs le projet de société du RPG pour l’émergence de la Guinée à l’horizon 2035.

Pour finir, quelles sont les perspectives que le RPG-arc-en –ciel offre?
Le parti est vieillissant au niveau de ses instances supérieures. Le président ne cesse de dire qu’il faut du sang neuf au sein du parti. Quand vous prenez les instances supérieures, le bureau politique national, le bureau national de la jeunesse, le comité central, les responsables sont vieillissants. Prenez l’exemple du bureau national de la jeunesse il y a des personnes qui avoisinent la cinquantaine voir plus. Or, la jeunesse c’est de 18 à 35 ans. Mais dans le bureau il y a des gens qui sont dans la cinquantaine, même dans la soixantaine. Donc, on est en train de voir, après les instances à la base, c’est-à-dire les sections, les comités de base, les sous sections, nous allons passer au bureau national de la jeunesse, au bureau politique national, ainsi de suite. Voilà un peu les perspectives du parti. Tout cela c’est dans l’objectif de préparer très bien les élections communales et communautaires et les autres échéances électorales à venir. Dont les élections législatives et la présidentielle prochaines.

Un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé fait encore débat en Guinée. Etes-vous d’accord avec le silence du président Alpha Condé face à cette situation ?
Oui, moi je suis d’avis avec le président Alpha Condé de ne pas faire de déclarations dans ce sens. Il n’a qu’à se concentrer à relever les défis des grands chantiers du développement qu’il a initiés. S’il rentre dans ces débats inutiles, ils vont le distraire de ses objectifs alors que les questions de santé, d’éducation, d’infrastructures, de transports, de sécurité sont celles qui intéressent le plus, les populations guinéennes.

Votre mot de la fin?
Le message, c’est d’appeler la jeunesse du parti à plus de sérénité. Puisque j’entends beaucoup dire que le RPG va finir comme le PDG ou le PUP. Moi je dis non. Nous n’avons pas le même passé historique. Le PDG-RDA était un parti unique. C’est après un coup d’Etat que le PUP est venu. Le RPG est venu au pouvoir par le biais des élections démocratiques. Après plusieurs décennies de lutte politique, le président Alpha Condé a accédé au pouvoir. Donc, nous n’avons pas le même passé historique, nous n’avons pas la même vision, encore moins la même organisation. Donc, ce n’est la peine de comparer le RPG aux autres partis.  Le RPG est différent du PDG et du PUP, il restera un grand parti. Nous sommes totalement différents. Je dis à la jeunesse donc de garder la sérénité. Et de suivre le programme de société du président Alpha Condé.

Propos recueillis par Naby Laye Diallo

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