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Chine : il n’y a pas de séparation entre le Parti et le gouvernement

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新华社照片,北京,2013年3月9日
王岐山参加黑龙江代表团审议
3月9日,中共中央政治局常委王岐山参加十二届全国人大一次会议黑龙江代表团的审议。
新华社记者 兰红光 摄

Le 5 mars, la délégation de Beijing à la 12e Assemblée nationale populaire (ANP) a tenu sa première réunion plénière de la société.

Au cour de cette réunion elle a examiné le rapport de travail du gouvernement, en présence de Wang Qishan, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois, et secrétaire de la Commission centrale de contrôle de la discipline, qui a participé aux délibérations. Selon Wang Qishan, dans la tradition historique chinoise, le terme « gouvernement » a toujours été compris au sens large, assumant une responsabilité illimitée. Les organes du Parti, les organes de l’ANP, les organes administratifs, les organes de la CCPPC, les tribunaux et les procureurs constituent, aux yeux des masses, le gouvernement. Sous la direction du Parti, il n’y a qu’une division du travail entre le gouvernement et le Parti, il n’y a pas de séparation entre le Parti et le gouvernement ; à ce sujet, les choses sont claires et nettes et ne laissent pas de place au doute, il y a une confiance intrinsèque dans la solidité, dans la théorie, dans le système et dans la culture de la voie du socialisme à caractéristiques chinoises.

Les relations entre le Parti et le gouvernement ont toujours été un sujet d’attention majeur pour le public. Selon un auteur du célèbre compte public Wechat « L’île aux Preux », quand Wang Qishan a évoqué cette fois la « division du travail entre le Parti et le gouvernement » et a souligné à plusieurs reprises la nécessité d’être « sous la direction du Parti », il s’est montré dans la droite ligne des idées de l’ancien dirigeant du Parti communiste chinois Deng Xiaoping, qui disait qu’il fallait « adhérer au leadership du Parti (communiste), et que le Parti devait être bon dans son rôle de leader ».

Wang Qishan a esquissé le cadre de suivi de la réforme. Selon lui, le système de gouvernance du Parti et de l’Etat comprend deux aspects : premièrement, le Parti doit être régi conformément aux règles, adhérer à une discipline stricte et à la loi, la discipline passant devant la loi, et parvenir à une séparation entre la discipline et la loi, faire des statuts du Parti et des règles du Parti une sorte de mètre-étalon, et s’appuyer sur la plus stricte discipline pour administrer le Parti ; deuxièmement, gouverner le pays sur la base de l’état de droit et en conformité avec la Constitution, les lois et le règlements. Le Parti doit renforcer son autocontrôle, tout en assurant le contrôle de l’appareil d’Etat ; si l’on veut assurer une supervision complète de tous les responsables exerçant une autorité publique et renforcer l’auto-surveillance du Parti et de l’Etat, il faut d’abord nécessairement assurer une supervision interne complète du Parti.

La Chine s’est engagée dans la construction d’une cause socialiste avec des caractéristiques qui lui sont propres, et en ligne avec la situation réelle. A la différence de la théorie politique occidentale dite de « gouvernement limité », en Chine, et en particulier dans le domaine de l’opinion publique, le sens du terme de « gouvernement » va bien au-delà que la simple administration de l’Etat. En décembre 2016, quand il a rencontré l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, Wang Qishan avait ainsi dit : « améliorer la surveillance de l’Etat, cela veut dire assurer la supervision du gouvernement au sens général du terme, donc y compris des organes du parti et des divers organismes gouvernementaux ».

Par Huan Xiang, journaliste au Quotidien du Peuple

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