Contrairement à la Guinée, le gouvernement ivoirien supprime une partie des vacances...

Contrairement à la Guinée, le gouvernement ivoirien supprime une partie des vacances scolaires

0
PARTAGER

Après la grève des enseignants, qui avait entraîné des suspensions de cours dans les écoles ivoiriennes, le gouvernement a décidé de supprimer les congés de février et de raccourcir ceux de Pâques du 12 au 17 avril, a annoncé le porte-parole du gouvernement mercredi 8 février.

Objectif : rattraper la quinzaine de jours de cours perdus et « permettre de respecter les dates des examens scolaires de fin d’année », a expliqué le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, lors d’un point presse consécutif au conseil des ministres.

 

« Si la perte de jours scolaires continue, cela comporte un risque d’année blanche, ce que personne ne souhaite. Nous espérons que les enseignants entendront ce message », a également poursuivi le porte-parole du gouvernement.

« Nous n’avons pas été consultés »

Un argument entendu par le corps enseignant, sans pour autant convaincre. «Nous n’avons pas été consultés. Nous avons appris cette mesure en même temps que tout le monde », affirme Mesmin Comoé, secrétaire général du Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD).

Avant d’ajouter : «Nous nous y conformerons, mais nous interpellons le gouvernement pour que cette adaptation ne nuise pas au bien-être des enfants et que le calendrier scolaire soit aménagé en suivant les principes psycho-pédagogiques qui préconisent des congés pour reposer les enfants. Nous aurions donc préféré rallonger l’année de quelques jours plutôt que de supprimer les congés. »

« Nous demandons de la patience aux uns et aux autres »

Dans le sillage de la grève des fonctionnaires, les enseignants avaient déclenché début janvier un mouvement social pour protester contre la réforme du rythme scolaire et demander le paiement de leurs arriérés de salaires. Après plusieurs pourparlers avec le gouvernement, le mot d’ordre avait été suspendu le 27 janvier pour une durée d’un mois, afin de poursuivre les négociations.

lire la suite sur Jeune Afrique

Facebook Comments

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

*