Holomou Koni Kourouma à propos de l’absentéisme :  » la plus grande...

Holomou Koni Kourouma à propos de l’absentéisme :  » la plus grande sanction est la sanction populaire »

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Holomou K. Kourouma, député
Holomou K. Kourouma, député

Dans un entretien réalisé ce mercredi 23 novembre, l’Honorable Holomou Koni Kourouma a passé en revue certaines questions d’actualité liées surtout au fonctionnement de l’Assemblée nationale. Lisez !

Guineetime : Certains députés estiment que le président de l’Assemblée nationale ne peu sanctionner les députés pour des cas d’absentéisme. Qu’en dites-vous en tant que député.
H. Koni Kourouma : Il y a des dispositions légales qui gèrent l’absence ou l’absentéisme des députés. Dans tous les cas, je pense que c’est une attitude que tout parlementaire doit éviter. On est élu pour faire un travail, l’important est que les parlementaires soient à leurs postes quand la nation a besoin d’eux.
Est-ce que les dispositions du règlementaire intérieur qui attendent toujours d’être adoptées prévoient des sanctions à l’encontre des députés?
Vous savez, les députés sont suffisamment responsables. Le mot sanction n’est pas forcément approprié, mais dans tous les cas la responsabilité impose à chacun (des députés) d’être présents lors des plénières, dans les travaux en commission…Sinon c’est un manquement grave à l’engagement qu’il a pris vis-à-vis du peuple. Et la plus grande sanction dont un homme politique comme un député puisse avoir c’est la sanction populaire.

La plénière qui devrait avoir lieu samedi 19 novembre est reportée, s’il faut dire ainsi, aux calandres grecques. Certains députés estiment que ce report est dû à l’absence des ministres de la République devant venir défendre les budgets attribués à leurs départements. D’autres estiment que c’est pare qu’il y a beaucoup moins de visibilité sur le volet recettes du budget-ci. Quel regard portez-vous sur cette situation?
Ce que je sais c’est que le parlement, en premier lieu sa commission chargée des affaires économiques et financières, du plan et de la coopération, est en discution avec les différents départements ministériels pour pouvoir arrondir certains angles. Et avoir une vision commune, une compréhension commune du budget pour pouvoir doter l’Etat guinéen d’un budget qui lui permet de fonctionner de façon efficiente.

Quelle analyse faites-vous budget de 2017 que certains de vos collègues qualifient de celui de désinvestissement. C’est-à-dire que ce budget prévoie moins d’investissement courant 2017 ?
Je ne sais sur quoi ils se basent pour parler du budget de désinvestissement. Seulement, nous pensons que ce budget peut être amélioré. Non seulement en termes de recettes supplémentaires qu’on peut avoir, mais aussi et surtout en termes d’efficacité de la dépense. C’est à ce travail là que, dans un esprit collégial, nous sommes en train de nous atteler. C’est un travail qui va se faire de façon dépassionnée et dans la sérénité.
L’autre facette des préoccupations est liée aux lois de règlement. Lors de l’ouverture de la session budgétaire, le président de l’Assemblée nationale avait signalé que le gouvernement n’aurait toujours pas présenté les lois à la représentation nationale les lois de règlements des années antérieures. Est-ce que cela ne constitue pas un manquement de la part de l’Exécutif pouvant porter préjudice au budget de 2017?
Non, cela n’a pas d’impacte sur le vote du budget de 2017. Il y a déjà des lois de règlement, je crois, jusqu’à 2013 qui sont déposés sur le bureau de l’Assemblée nationale.

En tout cas le plus urgent ce sont les lois de règlements de 2013 et 1014.
Parce qu’en matière de gestion, plus tu te retire dans le passé plus ta capacité d’action est limitée.
Quelque chose qui s’est passé en 2010, on ne peut pas corriger. Si c’est 2013 ou 2014 là on peut faire quelque dessus. Donc, rien ne sert d’aller réveiller les morts de 1980. Ce sont des choses les plus présentes qui nous intéressent.

On aurait appris que la loi sujette à caution et relative au mode de désignation des chefs de quartiers et de districts issu des accords politiques du 12 octobre, le code électoral et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale devront être votés. Qu’en savez-vous?
Bon, j’ose espérer avant la clôture des sessions, le gouvernement va se pencher sur la question. Les actes nécessaires vont être votés en vue de préserver la sérénité et la quiétude sociale. Pour pouvoir doter l’Etat guinéen des textes qui lui permettent de fonctionner normalement.
Honorable Holomou Koni Kourouma avez-vous un dernier message?
C’est de vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez et vos aimables questions?

Entretien réalisé par Nabilaye

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