L’intelligence artificielle avait prévu la victoire de Donald Trump

L’intelligence artificielle avait prévu la victoire de Donald Trump

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Donald TrumpUn logiciel indien a donné vainqueur le candidat républicain à l’élection américaine dix jours avant le scrutin. Analyse des stratégies digitales qui ont compté dans #TECH24.

La machine avait donc raison. Un outil, appelé MogIA et développé par Sanjiv Rai, fondateur de la start-up indienne Genic.ai, avait prédit la victoire du candidat républicain. Le système, selon CNBC, s’appuyant sur une analyse d’une vingtaine de millions de conversations sur Facebook, Twitter et YouTube, a déjà prédit la victoire de George Bush et de Barack Obama. Le logiciel a fonctionné en partant d’un constat simple : le candidat qui fait le plus parler de lui gagnera.

Il est vrai que Donald Trump manie comme personne les réseaux sociaux. Philippe Mottaz, qui a écrit avec Stéphane Bussard #Trump, de la démagogie en Amérique (éditions Slaltkine & Cie), s’est en effet intéressé à la manière dont le trublion de la campagne a utilisé les réseaux sociaux. « Trump s’est servi de Twitter pour mettre en avant sa contestation. Il a utilisé les technologies pour disrupter un système à coût marginal », explique Philippe Mottaz dans « La campagne américaine en mode numérique », dernier épisode de #TECH24, l’émission high-tech de France 24 présentée avec Marjorie Paillon et dont Le Point.fr est partenaire. « Trump mène une campagne bon marché ; elle lui a coûté quatre fois moins que celle d’Hillary Clinton. » De son côté, Joe Rospars, fondateur de Blue State Digital et ancien conseiller numérique de campagne de Barack Obama, a mis en avant l’importance du big data dans cette course à la présidentielle.
Trump a pu compter sur des soutiens dans la Silicon Valley

Avant même sa victoire du 8 novembre, Donald Trump a pu compter sur quelques soutiens de poids dans la Silicon Valley. Le dernier en date est celui de Palmer Luckey, créateur du casque de réalité augmentée Oculus Rift. Plus connu pour ses idées libertariennes, il a finalement soutenu la discrète organisation américaine Nimble America, qui s’est fait une spécialité de mettre au point des « memes », des animations interactives anti-Clinton. « J’ai donné 10 000 dollars à Nimble America parce que je trouve que l’organisation a des idées fraîches quant à la manière de communiquer avec de jeunes votants à travers l’utilisation de plusieurs forums », a expliqué Palmer Luckey.

Quelle pourrait être la prochaine étape ? Qu’une intelligence artificielle préside aux destinées des États-Unis. Ce pari fou, et un rien désarçonnant, est en effet souhaité par l’équipe du site Watson2016.com qui explique qu’un algorithme bien programmé serait à même de prendre les décisions les plus sensées. En vain, pour l’instant.

lepoint.fr

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